Le « vivre ensemble » et la famille recomposée sont à la mode dans nos séries télévisées. Par contre, l’expression « français de souche » est condamnable, considérée comme raciste. Notre merveilleuses liberté d’expression a heureusement ses limites.

Nous sommes pour le grand mélange, le melting-pot que les Américains ne parviennent pas à obtenir après trois siècles de vie commune.

Notre ancien Président de la République, Nicolas Sarkozy, tenait une conférence à l’École polytechnique le 17 décembre 2008. En voici un extrait : « L’objectif, c’est de relever le défi du métissage que nous adresse le XXIe siècle. Ce n’est pas une obligation. C’est un impératif ! »

À quand une loi pour interdire le mariage entre personnes ayant la même couleur de peau ?

On doit toutefois remarquer que M. Sarkozy n’a pas compris l’Idéologie Culturelle née au siècle des Lumières et qui affirme que seule l’éducation différencie les êtres. Plutôt que de métisser, il suffit de réaliser une même éducation pour obtenir la bonne entente universelle.

Quoi qu’il en soit, que l’on adopte le principe du métissage ou celui de l’éducation des esprits, ces idéologies prennent le contre-pied des idées de notre classe paysanne jusqu’au XVIIIe siècle. Nos paysans s’inspiraient de ce qu’ils voyaient dans la nature et qui assure la propagation de toutes les espèces animales. Nos paysans (90 % de la population) refusaient toute innovation, considérant l’imagination comme la « folle du logis ».

Voici ce qu’écrit Jean-Louis Beaucarnot dans son ouvrage Qui étaient nos ancêtres (Editions JC Lattès, 2002) : « Méfiants à l’encontre des étrangers, nos ancêtres ont de toutes façons une horreur obsessionnelle des mariages hétérogènes et n’entendent se marier que dans leur milieu. »

Ainsi tout métissage social est exclu. Nos paysans ne cherchaient pas à s’enrichir mais à faire vivre leur famille. Les fils et les filles devraient ressembler à leurs parents et pas les surpasser. C’était le conservatisme absolu.

Cependant, au XIXe siècle, notre paysannerie s’est laissée séduire par le progrès : tracteurs, moissonneuses-batteuses, engrais chimiques, pesticides devaient donner de meilleures récoltes avec moins de travail. Le paradis !

Hélas, de 90 % de la population ils ne sont plus que 2 % aujourd’hui, parmi les plus pauvres et en outre accusés de polluer nos rivières et l’air que nous respirons.

Le progrès est nécessaire à enrichissement du Capitalisme Financier. Sans lui, il disparaît mais au-delà d’une relative prospérité, il conduit l’humanité à sa perte !

Le « vivre ensemble » dans l’harmonie est toujours possible tant qu’il n’y a pas de choix à faire, de décision à prendre. Dans ce cas, c’est la nature de chaque individu qui prend le dessus.

On peut le regretter, mais l’entente entre individus est plus génétique que culturelle. Celle entre les vrais jumeaux est constante et complète, quelque soit les différences d’éducation que les hasards de la vie leur ont données.

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