Nos élites intellectuelles semblent terrorisées à l’idée qu’il existe des races humaines. Dans le dictionnaire Le Robert, on peut lire au mot race : « Subdivision de l’espèce humaine d’après des caractères physiques héréditaires ». En dehors de ces caractères physiques, principalement la couleur de la peau, il n’y aurait aucune différence entre un Noir du Congo et un Blanc de Suède, seulement un degré de « culture ».

C’est pourquoi, lorsque les intellectuels blancs européens s’installèrent en Afrique, ils n’eurent de cesser de détruire les si intéressantes civilisations locales pour les remplacer par la « culture » européenne.

En fait, chaque communauté évolue suivant les innovations qu’elle a adoptées, innovations dont elle est souvent l’auteur. Ces innovations font généralement l’objet de brevets. L’immense continent d’Afrique a déposé peu de brevets en comparaison de la toute petite communauté helvétique. Si, entre les Suisses et les Noirs africains n’existait que la différence de la couleur de la peau, ces deux communautés auraient évolué d’une manière similaire.

Cependant, pour nos intellectuels, depuis Condorcet, chaque être humain est intégralement formé par son éducation, sa culture et, si les Africains sont différents des Européens, c’est simplement parce qu’ils ont manqué d’écoles.

Ainsi, pour beaucoup de nos intellectuels, les qualités naturelles innées d’un individu sont secondaires. Ils s’opposent ainsi à la France existant jusqu’au XVIIIe siècle : paysans, artisans et nobles qui croyaient à l’importance des caractéristiques de la « lignée » : « Bon sang ne saurait mentir ».

Le clergé pensait que seule l’éducation (religieuse à l’époque) formait un être. C’est ainsi que l’on formait des « tartuffes », c’est-à-dire des êtres possédant un comportement acquis masquant un comportement inné.

Les intellectuels acceptent d’être hiérarchisés suivant leurs connaissances culturelles constituées par des diplômes. Ils acceptent qu’un professeur universitaire gagne plus et travaille moins qu’un professeur d’école. Ce qu’ils refusent c’est de considérer que ces capacités à se cultiver soient héréditaires. Pourtant, on a maintes fois constaté que les enfants d’universitaires étaient de meilleurs élèves que les enfants d’ouvriers.

Les citoyens des États-Unis ont accepté depuis longtemps l’existence de races qu’ils comptabilisent depuis longtemps sans les hiérarchiser. simples différences que chacun peut analyser, interpréter librement.

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