Alors que la venue des populations blanches en Afrique et en Asie se réalisa en respectant plus ou moins la vie des populations indigènes et leur civilisation, il en fut tout autrement dans les deux Amériques où les populations autochtones et leurs civilisations furent éliminées.

Les États-Unis, d’abord colonie britannique, deviennent indépendantes mais de langue anglaise. Tout en combattant les Indiens, ce pays se peupla d’immigrés venus de toutes les nations du monde. C’est alors que naquit l’idée de réaliser un « melting-pot », c’est-à-dire d’ajouter à la cohabitation un métissage permettant aux nouvelles générations d’oublier leur pays d’origine et de devenir tout à fait américaines.

Le melting-pot n’a pas vraiment réussi car loin de toujours se mélanger, les nouveaux venus cherchaient à se regrouper racialement d’après leur pays d’origine et à se marier dans leur communauté.

Pourquoi cet échec ? Parce que l’entente entre individus est plus génétique que culturelle. C’est ce que constataient nos ancêtres lorsqu’ils disaient : « Les loups ne se mangent pas entre eux ». Ce qu’on appelle « les atomes crochus » ou simplement la sympathie ne vient pas d’une culture commune mais de notre nature. Il est vrai qu’à même nature (comme chez les vrais jumeaux) résulte un même choix de culture.

À vrai dire, l’échec du melting-pot est de peu d’importance car dans l’ensemble, une bonne entente règne entre les ethnies, même si elles choisissent une vie séparée comme les Chinois. Cependant, dans les régions voisines du Mexique, la population d’origine mexicaine a tendance à préférer parler espagnol et délaisser l’anglais.

Reste la question des Noirs, très différente, car ceux-ci ne sont généralement pas venus en Amérique de leur plein gré mais de force pour servir plus ou moins d’esclaves.

Certes, la guerre de Sécession a été gagnée par le Nord anti-esclavagiste et depuis les Noirs sont des citoyens américains comme les autres. Ils sont d’ailleurs admirés dans les disciplines où ils excellent : le sport, la danse, la musique. En outre, étant à l’école en moyenne moins bons que les Blancs et les Asiatiques, le gouvernement américain a instauré la « discrimination positive » qui favorise aux examens les Noirs.

Le monde entier avait donc l’impression, surtout en regardant les films et séries américains, qu’il n’existait plus aux États-Unis de question noire, mais les incidents survenus à Ferguson dans l’état de Mississippi nous montrent qu’il n’en est rien.

Il arrive fréquemment en Europe que des policiers ou des particuliers abattent un malfaiteur sans être en légitime défense. Ils sont généralement poursuivis par la justice. Si ce malfaiteur est arabe ou noir, cela ne provoque rarement une agitation raciale. À Ferguson, aux États-Unis, il en a été autrement. Ainsi l’intégration des Noirs ne semble pas avoir été réalisée.

Il faut reconnaître aux États-Unis une grande supériorité sur l’Europe concernant les races. L’existence de celles-ci y sont reconnues et indiquées sur l’acte de naissance alors qu’en France la simple indication de l’origine raciale d’un individu est considérée comme un délit très sévèrement puni.

Ainsi aux États-Unis la population blanche sait qu’elle va perdre la majorité.

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