Jusqu’au XVIIIe siècle, il n’existait aucun état civile laïque, pas des cartes d’identité, pas de contrôles aux frontières. Chaque nation n’étant d’ailleurs qu’une succession de provinces parlant leur langue ou leur patois. La liberté de circulation était donc totale.

Les migrations de populations recherchant de meilleures conditions de vie n’existaient pas car, dans tous les pays, on ne trouvait ni travail ni aide. Les personnes qui se déplaçaient le faisaient pour aller voir des amis et avaient suffisamment d’argent pour se restaurer et dormir dans les auberges.

Ainsi Voltaire allait souvent voir l’empereur de Prusse pour y discuter philosophie.

Curieusement, malgré l’absence de gendarmerie, il ne semble pas que ces voyages fussent risqués. La serrurerie ne fut inventée et utilisée qu’au XIXe siècle et, jusque-là, les maisons, lieux de culte, châteaux (même celui de Versailles) étaient libres d’accès. A cette époque, on ne volait pas ! Quant aux nouvelles, elles circulaient très difficilement au-delà de son village, alors que de nos jours, un événement important est connu du monde entier en peu de temps.

Le Président de la République, qui décida de bien accueillir les premiers immigrés, ne se doutait pas que ceux-ci, grâce à leurs téléphones portables, en informeraient leurs familles et leurs amis. Ainsi ce fut le début d’une « appel d’air » qui a transformé cette petite immigration en ce flot qui nous submerge.

Dans ce domaine, comme dans bien d’autres, les « conseilleurs » ne sont pas les « payeurs ». C’est-à-dire que beaucoup de ceux qui incitent à la accueil généreux ne sont pas les « payeurs » de cette générosité.

« À l’impossible nul n’est tenu », disait-on autrefois, et il faut savoir comment cette France avec près de 5 millions de sans travail et surendettée dans tous les domaines peut accueillir une immigration de masse.

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