Les dictionnaires définissent ainsi l’esclave : « Personne qui n’est pas de condition libre ».

Selon cette définition, nous sommes tous plus ou moins des esclaves car nous devons nous soumettre soit au règlement intérieur de l’entreprise où nous travaillons, soit aux lois et règlements du pays où nous vivons.

L’opinion publique s’est focalisée sur l’esclavage des Noirs et leur traite qui eut lieu au XIXe siècle entre l’Afrique et les États-Unis. A cette époque, il existait chez les planteurs de coton de ce pays un grand besoin de main-d’œuvre alors qu’en Afrique existait une abondance de forces exploitables. Qui eut l’idée de la transférer d’Afrique aux États-Unis ? Peut-être les commerçants européens qui venaient en bateaux acheter des fruits en Afrique.

Le commerce des esclaves noirs en faveur des Arabes et des Européens existe depuis longtemps, surtout dans l’Antiquité. Toujours est-il que les Européens qui firent ce commerce n’avaient nullement mauvaise conscience et faisaient partie de la bonne société, comme à Nantes.

Les conditions de voyage entre l’Afrique et les États-Unis nous paraissent atroces, mais pas plus douloureuses que celles subies par les soldats de Napoléon allant à pied à Moscou en plein hiver.

Ces conditions de transport en bateau étaient-elles plus pénibles que celles existant de nos jours entre la Libye et l’Italie, à la différence que pour ces voyages actuels il faut payer fort cher et que, parmi les passagers, les femmes et les enfants sont nombreux.

Le passé appartient aux historiens. Le présent et l’avenir appartiennent aux hommes d’action.

Share This