À première vue, il n’y à rien de choquant à ce que les fonctionnaires soient traités différemment des salaries des entreprises privées… à condition toutefois qu’on fasse connaître ces différences et qu’on les justifie.

Les fonctionnaires sont embauchés soit par diplôme, soit sur concours, c’est-à-dire sur leur niveau intellectuel. Il n’existe pas de période d’essai, et l’évolution de la carrière dépend peu de l’efficacité mais de l’ancienneté.

Dans le privé, c’est tout le contraire. Ce qui compte, c’est le parcours professionnel du candidat et les bons résultats qu’il a obtenus. L’industrie suisse, qui est probablement la meilleure du monde, utilise, en grand, le vrai apprentissage, c’est-à-dire celui réalisé dans l’entreprise sous le contrôle de celle-ci et non de simples stages comme cela est pratiqué en France.

Un fonctionnaire ne peut pas être licencié pour inefficacité ni pour absences fréquentes plus ou moins justifiées, alors que dans le privé – et contrairement à ce que veulent les syndicats -, on tente de se séparer des plus mauvais et de promouvoir les meilleurs.

Si la Fonction publique n’octroyait pas de multiples avantages, on ne verrait pas un si grand nombre de candidats pour y accéder.

Pourquoi cela ne change-t-il pas ? Parce que la majorité des élus sont des fonctionnaires car eux seuls peuvent interrompre leur carrière pour se présenter à une élection et revenir à leur emploi en cas d’échec.

Ainsi la Chambre des députés ne votera jamais une loi modifiant le statut des fonctionnaires.

Nous constatons qu’il existe pour les fonctionnaires de considérables avantages par rapport aux salariés des entreprises privées. Il serait temps que notre fonction publique justifie ces privilèges ou y renonce.

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